LES NAUX

 

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Histoire d'un coup de foudre

Il y a trente ans, deux jeunes gens tombaient sous le charme d'un petit village abandonné, perdu dans les Alpes de Haute-Provence. Ils en devinrent acquéreurs d'a peu près la moitié et, passionnés par l'histoire de ces pierres, ils réalisèrent vite le caractère envoûtant et exceptionnel de leur nouvelle propriété. 

Des gamins sous le charme

"Nous étions deux frères un peu aventuriers dans l'âme, comme on peut l'être quand on a 20 ans et des idéaux plein la tête. Nous ne savions pas encore trop quoi faire de notre vie et avec la fougue qui caractérise cet âge, nous nous emballions pour une foule de projets.

J'étais de passage en Provence quand je rencontrai un homme du cru à qui je fis part de la multitude d'envies qui me traversaient l'esprit alors. Parmi les plus folles, il y avait celle de posséder un jour mon propre village.

De retour à Paris, ayant déjà oublié ou presque les projets de la veille avec cette facilité qu'a la jeunesse pour bondir d'une idée à l'autre, je trouve un télégramme disant à peu près ceci : "Ai trouvé le village de vos rêves - stop- si intérêt contactez-moi - stop". Illico presto, j'en partage l'idée avec mon frère et nous voilà partis pour une très belle aventure. Nous allons à la découverte de ce fameux village complètement abandonné. C'est le coup de foudre. Hors du temps, Les Naux est planté au pied de la barrière rocheuse de Saint-Michel, après quelques kilomètres de ces chemins difficiles qui sont les véritables gardiens des sites d'exception. Dans l'école, seule la dernière leçon encore inscrite au tableau noir témoigne d'une vie antérieure assez récente. La chapelle et son cimetière rappellent qu'autrefois, ici, on naissait, on se mariait et on mourait, que ces maisons avaient chacune une longue histoire à raconter.

Emportés par un élan démesuré, nous prenons des renseignements sur les prix et les modalités. Des Belges sont aussi sur le coup et nous sommes souvent à Paris. Nous prenons donc notre ami provençal pour complice de nos transactions et c'est lui qui monnaye l'achat. Une fois la promesse effectuée, nous allons, tout fiers, devant le notaire afin de ratifier cet achat. Ayant rassemblé toutes nos économies, nous étions persuadés d'avoir amassé la somme nécessaire. En entendant le prix chez le notaire, nous prenons soudain conscience qu'un hectare correspond à 10 fois plus de mètres que ce que nous pensions... Nous n'avons donc que 10 % de la somme demandée et une grosse déconvenue sur le cœur ! Pourtant, il est hors de question de renoncer à notre projet de devenir les seigneurs du hameau ! Ne laissant rien paraître de notre surprise, nous repartons très vite à Paris, abandonnant nos 10 % chez le notaire et dans l'espoir que la capitale nous offrirait les 90 % manquants. Pour réaliser notre rêve, nous faisons tous les petits boulots possibles et finissons par emprunter au Crédit Agricole le complément de la somme.

Le 30 mars 1973, après une année d'acharnement, nous devenons enfin propriétaires de notre rêve.


L'histoire d'un coup de foudre


Des gamins sous le charme...

Un architecte victime de l'envoûtement des Naux